Fonds D’Entretien Routier (FER) : Changement dans la Continuité ?

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La République Centrafricaine amorce un tournant décisif de son histoire. Ainsi, il est judicieux de négocier avec perspicacité cet élan irréversible. A ce jour, plusieurs département  ministériels  procèdent à des nominations avec la préoccupation de respecter les critères de compétence, de probité morale et même la technicité tels qu’envisageait le chef du gouvernemme-moulium-roosalem.jpgment d’union nationale Nicolas Tiangaye, à l’heure où ce dernier était en passe d’élaborer la composition des membres de son gouvernement.

A cet effet, le gouvernement d’union  nationale qui tient désormais la destiné de ce pays pendant cette période de transition, doit doubler de vigilance pour que les différentes personnalités choisies reflètent le profile de ceux qui, une fois nommés assumeront convenablement la charge à eux confiée.

Le Fonds d’Entretien Routier (FER)  fait partie des prémices que ce nouveau gouvernement a accouchées. Un nouveau directeur général vient d’être nommé, en l’occurrence, madame ROOSALEM. Sans contester la teneur d’une telle décision, il a semblé nécessaire cependant, de  prendre en compte certains points fondamentaux qui doivent rentrer en ligne de compte dans la dynamique d’une telle prise de décision d’importance majeure.  

En effet, on se souvient des actes avec prouesse que l’ancienne directrice générale, MARIE CLAIRE  BITOUANGA avait posé. En ce qui concerne particulièrement l’aspect financier. Elle a drainée  plusieurs capitaux dans différentes réalisations. D’abord, une première tranche à hauteur de 12 milliards de FCFA. Ensuite, sa gestion transparente lui a valu un second financement de 30 milliards de FCFA. Enfin, ce fut le paroxysme avec 62 milliards FCFA. Une telle progression en ordre croissant est le reflet d’un travail accompli avec détermination et conviction dans la l’intérêt  commun. Les partenaires internationaux ont généralement le flair de ne pouvoir soutenir que les pays qui brillent dans la transparence de leur gestion. Et ce, par l’intermédiaire de filles et fils dont l’intégrité  se fait remarquer. Marie Claire faire partie de cette poignée qui ont fait avancé la République centrafricaine dans le processus du développement. Dans le cadre notamment, des travaux de réfections des routes  et autres travaux routiers sur tout le territoire national. Une vue panoramique du renouvellement des axes routiers est la preuve par excellence de ce combat pour l’émancipation et l’ouverture de la République centrafricaine au monde entier.

On se demande si le changement intervenu à la tète d’une telle Institution, aussi sensible soit-elle, qui brasse autant de disponibilité financière, avait vraiment ressassé toutes les données de base combien indispensables pour procéder au choix de cette nouvelle figure. En outre, le statut des sociétés paraétatiques prévoit un test que doit subir les nouveaux candidats à leur tête. Une seconde question qu’on ne puis s’empêcher de poser est de savoir si pour ce changement, cette disposition avait été prise en compte. Sans sous-estimer les aptitudes du nouveau locataire du Fer, on sait par ailleurs, que le nouveau directeur assume d’autres postes de responsabilités telles la trésorerie générale du parti KNK, ce qui n’est pas moindre, comme responsabilité. Seulement, le cursus de ce dernier peut éventuellement promettre de fait qu’on a vu Mme ROOSALEM faire ses preuves à la tête du département du commerce qu’elle a dirigé pendant un temps. Une autre marque de confiance et d’espoir est la révision des prix des denrées alimentaires. En dépit des voies qui ont exprimée leur désarroi elle n’avait pas fléchit dans l’optique de trouver des voies de sortie pour une population suffisamment atteint par la misère, qui croupissait outre mesure. Une décision courageuse dont la teneur n a pas produit que des mécontents en grande quantité. La machine étatique une fois engagée ne devrait aucunement souffrir de quelconque entorse dans le but de restaurer la confiance des partenaires de taille.  Le nouveau directeur doit tout mettre en œuvre  pour convaincre et apaiser les réactions peut-être vivement négatives des partenaires pour ne pas briser le processus déjà  enclenché et repartir à zéro. L’heure n’est plus aux jérémiades. La clé de la réussite réside dans la conviction à vouloir donner le meilleur de soi-même en vue de fructifier les atouts latents.

Dans une démarche aussi épineuse soit elle, il est indispensable de se s’assurer un certain nombre de garantie qui peut constituer une base solide sur laquelle la suite, la coordination et toutes les activités doivent partir. Même si dans le cas d’espèce, l’élément fondateur équivalent de la trame de fond de cette grande décision n’apparaît pas clairement, il est temps d’effectuer la démarcation en bonne et due forme. La grande inquiétude est  de voir la nouvelle équipe appliquer le mythe de Sisyphe dont la particularité consiste dans un éternel recommencement. Ce serait là la meilleur manière de plonger la République centrafricaine dans une sorte de spirale sans issu.

L’ardeur avec la quelle Marie Claire BITOUANGA avait fait montre ne peut en aucun reléguée au second plan. Le changement dans le contexte d’un travail abattu avec abnégation n’est pas synonyme d’interruption. Tout en souhaitant bon vent à la nouvelle équipe, il est temps de prendre à bras le corps l’avenir de toute l’Institution, en particulier et celle de la République centrafricaine en général, avec la conviction d’avoir du pain sur la planche.

 

Christian ITONMAKPA

 

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