Les Evêques de Centrafrique poursuivent leurs prêtres

Mgr-Nzapalainga.jpgLa Bible, dans un de ses extraits, met en relief le fait qu’un Royaume divisé contre elle-même ne peut tenir longtemps. Ce texte s’accompli ces temps-ci au sein de l’Eglise Catholique de Centrafrique. Elle qui, des années durant, cristallisait les valeurs intrinsèques d’une société en perte d’équilibre. On se souvient de sa pertinence au moment des crises sociales où son discours  faisait basculer  la vapeur pour remettre à la société de se mettre sur la bonne voie.

La lettre pastorale « que faisons-nous de notre pays », est la preuve par excellence de la percée de l’Eglise dans la recherche de la paix, de la quiétude et du bien être de chaque citoyen. A ce jour, l’Eglise catholique n’est plus que l’ombre d’elle-même. Pour une affaire interne que la perspicacité des Evêques, leur détermination à faire prévaloir la vérité, en un mot le Règne de Dieu, et on se retrouve étaler en public face aux mesquineries de peu d’importance.

Pour la petite histoire, l’Eglise Catholique gère plusieurs structures internes dont la question relative à la sécurité des prêtres communément appelé «Opus Sécuritatis». Selon toute évidence, une somme d’argent est prélevée sur les intentions de messes dès que ces derniers la perçoivent à la fin de chaque mois.  Le montant varie selon les diocèses. 6 000 FCFA dans le diocèse de Bangui, 9 000 FCFA dans le diocèse de M’baïki, pour ne citer que ces deux exemples. Selon les dispositions qui régissent le fonctionnement de cette œuvre caritative, le membre de l’association peut disposer de son dû lorsqu’il lui arrive de se séparer du groupe. Les raisons du divorce sont multiples. Les Evêques et leurs prêtres sont assujettis aux textes, ils doivent se conformer aux dispositions en vigueur, une sorte de garde-fou en quelque sorte qui permet d’éviter toute déviation.

Pour le cas d’espèce, un groupe de prêtres membres de l’Opus Sécuritatis avait été sommés de démissionner. Naturellement leur part devrait être mise à leur disposition pour subvenir à leurs besoins immédiats. Lorsque ce vœu a été exprimé, il s’est heurté à un refus catégorique des Evêques qui s’y ont opposé catégoriquement, se contentant de ne fournir aucune raison valable pour justifier leur mauvaise foi.   En dépit de moult tentatives sanctionnées par des échecs, les prêtres étaient obligés de saisir la justice centrafricaine pour départager les deux parties. Les prêtres auront raison. En revanche, le tiers de la somme avait été versé. Cependant, lorsque ces prêtres sont revenus à la charge, avec la relance de la sommation de payer ces émoluments caritatifs aux ayants droits, les Evêques vont à nouveau utiliser la ruse pour  nier les faits. Ils ont utilisé plusieurs procédés et astuces pour faire traîner le plus longtemps possible son aboutissement.

En définitive, d’innombrables référés pour aplanir les divergences à l’amiable, la justice se voit obliger d’assigner les deux parties en audiences publiques à la cour d’Appel de Bangui, le vendredi 15 février dernier. Quelle honte !

Quelles leçons ses prélats oseront faire aux chrétiens centrafricains en ce qui concerne la Justice ? Curieusement,  Justice et Paix font partie des organes sous l’attribution des Evêques.

Attendons la suite…

 

Par Christian ITONMAKPA

Evêques Centrafrique

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