SELEKA pille, détruit d’un côté mais exige l’application des accords de l’autre

SELEKA pille, détruit d’un côté mais exige l’application des accords de l’autre

La constellation de la SELEKA surprend désormais avec sa triste réputation de pompier-pyromane. Le communiqué diffusé depuis Paris par son Porte-parole Eric Néris MASSI, qui exigent la mise en œuvre immédiate des Accords de cessez le feu de Libreville, étonne plus d’un observateur par son caractère impérieux. Comment la SELEKA peut-elle exigée d’une main la stricte et immédiate application pendant que de l’autre mainEric-MASSI.jpg elle emporte un véhicule de la mission catholique à 20 kms de Batangafo avec une importante somme d’argent ?

Voilà un drôle de manière de vouloir la paix en multipliant des actes qui tranchent avec cette même paix ?

Même si la SELEKA essaie de justifier cette sorte de barbarie légalisée en accusant le Président BOZIZE de s’entêter, il n’en demeure pas moindre les concessions faites jusqu’alors par ce dernier pour préserver la paix dans le pays.

Cette poursuite des exactions contre des institutions et des civils par la SELEKA démontre les limites des Accords de Libreville, qui ne prévoyaient pas des mesures coerutives en cas de violations éventuelles. Le prétendu Conseil Suprême de la SELEKA a-t-il connaissance des dérives quotidiennes de ses troupes dans l’arrière pays ? Pourquoi légaliser le mal comme antidote à un quelconque comportement déviant qu’il soit du Président de la République ?

Les Accords précipités de Libreville commencent déjà à présenter leurs limites. Sur ce plan, ils apparaissent comme un chèque à blanc aux mains de la SELEKA qui continue de faire le beau et le mauvais temps.

 La Rédaction

SELEKA; Eric Néris MASSI

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