Pendant que la Séléka sévit à Mobaye, Eric Nerris Massi récuse la configuration du nouveau gouvernement

Pendant que le porte parole de la Séléka, Christophe Gazam-Betty déclare que les membres de son mouvement ont fini par accepter de siéger au nouveau gouvernement, il s’est produit des attaques perpétrées par les éléments de la Séléka une fois de plus à Mobaye dans la préfecture de la Basse-kotto. Et pour couronner le tout, c’est au tour du fils adoptif de Charles Massi, Eric Nerris Massi, de décrier la configuration des nouveaux membres du gouvernement d’Union Nationale. Et, l’on se pose la question pour savoir, quelle est réellement les véritables motivations de M. Eric Nerris, alias Massi par rapport à la situation politique de l’heure en Centrafrique ?

 

On ne le dira jamais assez. La République Centrafricaine ressemble désormais à la cour du Roi Pétro où tout le monde fait ce qu’il veut, comme il entend et comme cela l’intéresse. Après plusieurs séries de mutineries, de rebellions contenues au prix d’innommables sacrifices dont les souvenir restent encore en travers des gorges des centrafricains, Voilà une fois de plus une autre rébellion dite la Séléka qui revient en force atteindre à la sureté intérieur de l’Etat. Car, il est désormais compris qu’en Centrafrique qu’il faut crier fort pour avoir ce dont on a besoin, même les droits les plus légaux.

La semaine dernière, pendant  que le nouveau ministre de la communication Christophe Gazam-Betty déclarait sur les ondes nationales que les membres du gouvernement de la partie Séléka qui avaient suspendu d’y siéger, étaient revenus à de meilleurs sentiments, Eric Nerris, alias Eric Massi qui n’est autre que le fils adoptif du colonel Charles Massi, est monté au créneau pour décrier la constitution du nouveau Gouvernement.

Attaque de la Séléka à Mobaye

D’après les informations qui nous sont parvenues, les éléments de la Séléka sont entrés dans la ville de Mobaye trouvant sur place la garde présidentielle, les éléments des FACA et ceux de la force Sud-africaine. On ne saurait trop décrire comment les choses se sont passées, toujours est-il qu’il n’a pas eu de combat, puisque la situation pour l’heure reste confuse. Cependant, ce qui est plus curieux c’est que de sources non vérifiées, les insurgés auraient réussis on ne sait trop comment, à s’emparer de deux véhicules appartenant aux éléments des forces Sud-africaines et probablement des armes et munitions. Comment? Nul ne le sait encore. Ce qui produit déjà beaucoup d’interrogations car, il est tout de même impensable que l’armada que constituent les forces Sud-africaine en Centrafrique et surtout l’arsenal dont elles disposent, puisse se faire surprendre par les rebelles de la Séléka au point de leurs déposséder de deux véhicules. N’est-on pas là en train d’assister aux scénarii complices des Chefs d’Etats qui entretiennent des rébellions comme le cas de la LRA, avec en toile de fond l’exploitation des ressources du sous-sol synonyme d’enrichissement? Aussi, l’autre interrogation est de savoir, quelle a été la réaction des forces armées centrafricaines face à cette situation? A moins quelles soient complice où auraient tout simplement pris la poudre d’escampette face à l’avancée des insurgées comme cela a toujours été le cas. Etat de fait qui peut se justifier à partir du moment où l’on sait que ces défenseurs du territoire national sont mal équipé, et très peu en effectif.

Aussi presqu’au même moment, le fils adoptif au colonel Charles Massi, Eric Nerris Massi, réfute la composition du nouveau gouvernent Tiangaye. Une revendication qui positionne brusquement tout penseur et analyste au carrefour, ne sachant quelle direction prendre. Car, il souviendra au commun des mortels qu’au début de l’insurrection de la constellation Séléka, Eric Nerris Massi, ancien porte parole, réclamait directement au Président Bozizé des éclaircissements sur la disparition de son père, si ce n’est de lui montrer la tombe de ce dernier. Aujourd’hui, c’est un autre son de cloche. Eric Nerris Massi, contrairement à sa position initiale qu’il prenait dans sa douillette villa à Paris, se plein plutôt de l’inéquitabilité de la répartition des portefeuilles ministérielles dont la coalition Séléka a été lésé. Pour la bête citoyenne que nous sommes, on est en droit de se poser la question pour savoir, que veut réellement Eric Nerris Massi? Quelles sont ses réelles ambitions en Centrafrique, pour le Centrafrique à partir du moment où il représentait avant la disparition de son soit disant père, un inconnu pour le peuple centrafricain? Eric Nerris Massi, Greenberg l’américain et la France ne seraient-ils pas bonnet blanc et blanc bonnet dans la crise centrafricaine?

En outre, loin de nous cette intention aussi abjecte d’insulter la mémoire des disparus, il convient de relever qu’il est pratiquement difficile, voire impossible de savoir même pour un individu qui détient la faculté de prémonition la plus absolue, de lire à l’avance la pensée d’un homme. Le colonel Charles Massi a occupé par le passé de hautes fonctions de l’Etat au point où à un moment donné de sa vie, le Président Bozizé a fait de lui la deuxième personnalité du pays. En plus de cela, ce dernier avait crée un parti politique légalement constitué dénommé (FODEM) qui a connu une forte affluence des militants. Mais, avec l’avancée des réformes administratives et surtout comme on est jamais ministre à vie, le colonel Charles Massi a été remercier par le Président de la République pour ses bons et loyaux services rendus à la nation. Et cela ne s’est pas arrêté là, puisque selon les dires, le Chef de l’Etat lui aurait fournir les moyens financiers conséquents pour la suite de sa carrière. Ce qui lui aurait permis de s’occuper à plein temps de son parti. Malheureusement, la surprise a été de taille pour la population centrafricaine et plus particulièrement pour les militants du FODEM d’apprendre que leur leader partie en France pour rendre visite à sa famille, a désormais rejoint la rébellion dans le Nord de la RCA comme porte parole de la Convention  des Patriotes pour la Justice et la Paix (CPJP). Une première fois arrêté par les autorités tchadiennes. Relâché, Charles Massi a encore une fois de plus été appréhendé par les mêmes autorités. Le reste, personne ne saurait donner des informations précises. Alors, si Eric Nerris Massi tien a faire jaillir la vérité sur la mort de son père adoptif, autant utiliser les voies légales, c'est-à-dire, se rapprocher des autorités judiciaires centrafricaines pour une ouverture d’enquête pouvant permettre de faire connaitre la vérité et d’établir les différentes responsabilités de toutes les personnes impliquées dans cette affaire, au lieu de s’occuper de la situation politique de la RCA qui ne le regarde aucunement pas, même s’il a la naturalité centrafricaine. «Mbeni zo a eke gnè ti zo gué ?» 

Par B.BILLY

 

SELEKA

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