Patassé nommait des morts, Bozizé sème la confusion entre Michel Doko et Paul Doko

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Depuis la mise en place du gouvernement d’union nationale, il ya eu des gesticulations imputables aux insatiables qui  sont aux aguets. Dans ce pays, les dirigeants ne prennent pas le temps d’observation et d’étude avant de prendre des décisions qui engagent la vie de la nation. Le plus souvent, ils se perdent dans les dédalles du pouvoir pour ne pas dire la confusion totale qui fruste plus d’un.

 

Peut-on dire justement que le gouvernement d’union nationale de Me Nicolas Tiangaye  a été  formé avec fantaisie et moins de finesse dans le traitement des dossiers sensibles des affaires de l’Etat? L’avènement du gouvernement d’union nationale  est un moment crucial pour jauger la compétence et la probité des nouveaux ministres de la République en charge de la gestion du pays.

A l’époque de défunt président de la République, Ange Félix Patassé, celui-ci a été induit en erreur par ses proches qui ne voulaient pas le pouvoir avec quiconque, loin de la mangeoire. C’est dans cette ambiance que les hautes autorités du pays n’ayant pris le temps de traiter les dossiers qui ont été leurs proposés par les techniciens,  nomment des zombies aux postes de responsabilités. Tel est le cas d’Ange Félix Patassé qui, dès sa prise de fonction et ne se rendant pas compte  si ses anciens camarades de lutte politique sont encore en vie ou non, nommait des préfets et sous préfets fantômes au risque de frustrer les sensibilités. Au finish, il s’est trouvé  que toutes ces personnalités nommés étaient décédés. Ce qui remet en cause l’autorité de l’Etat qui ne s’assume pas assez sur le plan de la vérification des faits.

Pour sa part, le président François Bozizé, via son nouveau Premier Ministre, a été une fois de plus induit en erreur dans cette logique en ce qui concerne la désignation des ministres de la République. Pendant que l’on assiste à la passation de service entre les entrants et les sortants, la perturbation s’est installée au sujet des ministres qui ne savent s’ils sont nommés ou laissés pour compte. Bozizé s’est englué dans une erreur monumentale en nommant au poste de ministre délégué à l’environnement et à l’écologie, Michel Doko qui, en réalité est un ancien président de l’assemblée nationale et plusieurs fois ministre sous le régime du général André Kolingba et Paul Doko, un expert en environnement et président d’une ONG responsable de la protection de l’environnement en Centrafrique. 

Eviter les erreurs fatales

Agé aujourd’hui de 51 ans, Paul Doko est celui-là qui peut mieux faire pour redresser ce secteur  et le rendre plus visible. Maintenant la question est de savoir comment le chef de l’Etat va-t-il résoudre ce problème qui met en conflit les deux personnalités politiques qui portent le même nom mais opposées par le prénom?

Entre Michel ou Paul (DOKO), le chef d’Etat François Bozizé doit prendre ses responsabilités pour apporter une solution d’apaisement. Car, il s’agit de permettre enfin à M. Paul Doko de prendre ses fonctions pour ne pas retarder la période de transition d’une année. En clair, les intentions sont bonnes mais il est à craindre que de tels dérapages ne se reproduisent pour mettre en difficulté les présidents de la République toujours mal conseillés par leur entourage immédiat. En cette période de transition, il est impérieux de garantir la transparence et d’éviter au maximum les erreurs comme celles relevées lors de la composition du gouvernement d’union nationale.

Aimé Nambogona

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