L’Association des Paysans Centrafricains interpelle François BOZIZE et la Séléka

Pascal-KOYAGBELE.jpgLe vendredi 08 février 13, dans la petite salle de conférence de la société d’huilerie LA NA LA OIL, la coordination de l’Association des Paysans constituée du  secrétaire Général Pascal KOYAGBELE, du Secrétaire Général Adjoint chargé de la mobilisation M Donald YAMBAKA, du chargé de relation avec l’extérieur Yves BALEZOU, s’est prêtée au jeu des hommes des médias. Cette association a pour vocation la défense des intérêts des paysans. Elle est une association panafricaine attachée aux idéaux de la dignité et de la paix.

L’Association des Paysans Centrafricains est partie d’un constat amère relative à la vie des paysans et les difficultés qu’ils endurent ces derniers temps, notamment les derniers évènements qui ont secoué la République centrafricaine à plus d’un titre. D’après cette équipe, la République centrafricaine a été victime d’une grande complicité qui l’a complètement déstabilisée. A ce jour, le paysan centrafricain vit dans la torpeur, l’extrême pauvreté, la grande misère. Le paysan ne peut plus vaquer à ses occupations. Il ne peut non plus, acheminer ses produits sur le marché. Il ne peut exercer librement soit la chasse soit la pêche. Ni les travaux champêtres, ni d’autres activités qui rythment son quotidien, ne sont rentrés dans l’oubliette. La vie est comme bloquée, le tout à cause des exactions des rebelles de Séléka. En réalité, les accords de Libreville se voulaient une voie incontournable pour aplanir définitivement les divergences. En revanche, sur le terrain le respect d’arrêt des hostilités ne devaient pas se faire attendre. Les leaders à Bangui et ceux qui intervenaient directement sur le terrain devaient se conformer aux dispositions des accords de Libreville. Malheureusement, on se rend à l’évidence de la violation flagrante des accords de Libreville et ce, au su et au vu des autorités compétentes. La tragédie, le pillage, les viols, la destruction de l’administration sont autant de comportements ignominieux que les rebelles infligent aux paisibles et laborieux paysans. Le dernier en date est l’attaque de la ville de Mobaye dans la préfecture de la Basse-kotto. Le comble ont –ils ajouté c’est leur manière de s’enrichir en pillant l’administration à leur profit.

Fort de ce qui précède, l’Association se trouve dans l’obligation de lancer un appel ardent à l’intention d’une part, du chef de l’Etat le président de la République. En effet, ce dernier a reçu mandant de défendre le peuple et le protéger. Il  a reçu cette mission particulière et doit tout mettre en œuvre pour sauvegarder les intérêts de la population. D’autre part, au porte-parole de la coalition Séléka. Les exactions doivent prendre fin dans les 48 heures qui suivent. Dépassé ce délai, l’Association en tirera les conséquences. Un message de soutien avait été également lancé à l’endroit des pays amis pour aider les différents acteurs à trouver une solution efficace aux malheurs que vivent les paysans.     

 

Par Christian ITONMAKPA

 

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